Site gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal
Site archéologique

Site gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal

Rhône, Auvergne-Rhône-Alpes

À propos de ce lieu

Matière excellente. Les angles les plus forts : Découverte par accident en 1967 — on allait construire un lycée. Les pelleteuses ouvrent le terrain et tombent sur une maison de 3 000 m² avec une mosaïque de 130 m² au sol dans le seul vestibule. Le lycée n'a jamais été construit. La Vénus de Vienne — mise au jour en 1827 à Saint-Romain, copie romaine d'un original grec, achetée par le Louvre en 1878. Elle vient de ce même sol. Le Palais du Miroir — thermes publics de Vienna encore en élévation, classés par Mérimée en 1840, décrits par un avocat grenoblois en 1658. Seuls vestiges debout de la rive droite pendant des siècles. Sept hectares fouillés ne représentent qu'une infime part de la ville antique de Vienna, qui s'étendait sur les deux rives du Rhône. En 2025, les archéologues cherchaient la domus de la mosaïque des Saisons — et sont tombés sur un mausolée circulaire de 15 m de diamètre calqué sur le mausolée d'Auguste, daté de 50 ap. J.-C. Le musée construit sur pilotis au-dessus d'une villa romaine — on marche littéralement au-dessus des fouilles. En 1967, les engins de chantier s'attaquent à un terrain de la rive droite du Rhône pour construire un lycée. Ils s'arrêtent presque immédiatement. Sous la terre ordinaire d'un bourg face à Vienne, les pelleteuses ont ouvert le vestibule d'une maison romaine du IIe siècle après J.-C. Le sol du vestibule seul mesure cent trente mètres carrés. Il est entièrement recouvert d'une mosaïque représentant quatre têtes du dieu Océan entourées de murènes, de raies, de coquillages. La maison, nommée d'après elle, fait trois mille mètres carrés. Le lycée ne sera jamais construit. Ce que les ouvriers venaient de toucher n'était pas un vestige isolé. C'était un quartier entier de la Vienna antique — capitale des Allobroges, puis l'une des cités les plus puissantes de la Gaule romaine, plaque tournante du commerce entre Méditerranée et provinces du Nord. Vienna occupait les deux rives du Rhône. Sur la rive gauche : le théâtre, l'odéon, le temple d'Auguste et de Livie, le forum. Sur la rive droite, celle du Rhône département du Rhône — Saint-Romain-en-Gal : les thermes, les entrepôts, les demeures à péristyle, les ateliers, les boutiques. Les deux rives reliées par des ponts, indissociables. Un seul tissu urbain coupé par un fleuve. La rive droite n'était pas tout à fait oubliée. Un avocat grenoblois, Nicolas Chorier, décrit en 1658 les grands thermes publics restés en élévation, connus sous le nom de Palais du Miroir. Mérimée les classe en 1840 sur la première liste des monuments historiques. En 1827, on exhume non loin une statue d'une beauté froide et parfaite — copie romaine d'un original grec, achetée par le Louvre en 1878 sous le nom de Vénus de Vienne. Tout au long du XIXe siècle, des mosaïques remontent à la surface au gré des travaux, fortuitement, sans qu'on comprenne encore l'ampleur de ce qui dort en dessous. Après 1967, les fouilles s'étendent sur sept hectares. Thermes des Lutteurs, voies dallées, entrepôts, pressoir, latrines décorées de peintures sportives. Le département du Rhône acquiert les terrains en 1970, crée une équipe archéologique permanente en 1981. En 1996, un bâtiment de verre et d'acier est posé sur pilotis directement au-dessus d'une villa romaine — le musée flotte, littéralement, sur l'Antiquité. À l'été 2025, les archéologues cherchaient la domus qui abritait la mosaïque des Saisons. Ils ont trouvé à la place un mausolée circulaire de quinze mètres de diamètre, calqué sur le mausolée d'Auguste à Rome, dressé vers l'an 50. Le propriétaire n'est pas identifié. Les sept hectares fouillés ne représentent qu'une fraction de ce qu'était Vienna. Le reste est sous la ville moderne, sous les routes, sous les jardins. Il attend.

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Informations pratiques

Localisation

D502, 69560 Saint-Romain-en-Gal